Ce Samedi, nous avons participé au pique nique des Français expatriés sur Philadelphie. Le pique nique, organisé par Stéphanie, s'est déroulé dans le Azalea garden à Philly, dans une bonne ambiance et sous une température... de saison (34-35 ° C environ).

Une seule micro averse aura perturbé la journée qui fut l'occasion de rencontrer d'autres expatriés autrement que par blog interposé. Rendez vous est pris pour le prochain pique nique de Septembre !


Après le pique nique, nous sommes allés faire un petit tour en ville pour tester notre nouvel appareil photo. Et voilà le résultat, nos plus belles photos de Philadelphie à ce jour:


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Prêts à voyager !

20:49 samedi 28 juin 2008

Notre week end autour de Boston approche (3 au 6 Juillet) et notre appareil photo faisait des siennes depuis quelques temps déjà. Après presque six ans de bons et loyaux services, il était donc grand temps de faire quelque chose... Et bien voilà notre nouveau Nikon D60 :


...avec son objectif 18-55 mm AF-S VR de base et quelques joujoux supplémentaires :


Objectif 55-200 mm AF-S VR


Mallette pleine de surprises...

...carte SD de 4 Go, lecteur USB de cartes SD, batterie supplémentaire, et suffisamment de place pour contenir tout ce petit monde + notre camescope. Le tout pour un très bon prix : $ 870 soient 550 euros (c'est moins cher que l'appareil avec son seul objectif de base sur Amazon.fr, vive les USA malgré la déroute du dollar !).

Nous avons eu l'occasion de l'inaugurer ce Samedi, mais ceci sera pour le prochain article...

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La solution du "Believe me or not" précédent est : VRAI. La coutume veut en effet que le Vendredi chacun s'habille comme il le souhaite, en général de facon plutot décontractée. C'est sympa car l'ambiance est différente et rappelle que le week end n'est pas bien loin.

Here's the next one:

"Aux USA, les librairies (comme Barnes and Noble) sont trè
s très intéressantes. Premièrement, elles sont immenses, rien de bien étonnant jusque là. Ensuite, on peut y boire et y manger, ce qui est déja un peu plus étonnant. Mais on peut aussi y passer la journée entière à lire des livres dans des sieges confortables sans avoir à dépenser le moindre penny, à moins que le fait de voir tous les autres boire et manger vous donne l'envie de faire pareil. En fait, l'ambiance est plutot bibliothèque-salon de café. C'est un super concept et la plupart du temps, c'est noir de monde !"

Vrai ou faux ?

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Le rêve Américain

18:40 lundi 23 juin 2008

Le sujet est forcément brulant puisque c'est la raison de notre présence ici, et je sais que nombre de personnes se posent la question : "Aller travailler aux USA, est ce que ça vaut le coup ? Qu'en est il vraiment du rêve Américain ?". C'est donc la question à laquelle nous allons tenter de répondre aujourd'hui, du haut de nos 5 petits mois d'expérience aux USA.

Devenir riche aux USA, c'est facile !

Oui, je sais, j'aime les titres accrocheurs. N'empêche que... Maintenant je dois m'expliquer. Le marché du travail aux USA est très très différent de ce que l'on peut connaître en France. Que celui qui s'est promené vingt minutes aux USA sans voir le moindre panneau "Hiring now" (on embauche) ou "Help wanted" (besoin d'aide) me jette la première pierre... De mémoire, je n'avais jamais vu ce genre de message en France autre que pour des jobs saisonniers. Le taux de chômage est faible aux USA et j'expliquerais ceci de la façon suivante :

  • Les entreprises ne paient que très peu de taxes sur les salaires. Embaucher quelqu'un ne coûte pas cher. Il n'est pas rare de voir plus d'employés que de clients dans les magasins !
  • Du coup, il y a des jobs par milliers. Ramasseur de caddies au supermarché, Monsieur "je dis bonjour/ au revoir" à l'entrée de Best Buy, Monsieur "je tiens une pancarte publicitaire au feu rouge". Je n'ai jamais vu de tel job en France, certes c'est pas le top, mais c'est du travail. Et puis, les magasins sont ouverts le week end, tard le soir en semaine (11 heures pour certains) donc ça créé des emplois.
  • Il n'y a aucun intérêt à rester au chômage aux USA. D'une part, c'est limité à 6 mois, et d'autre part, travailler rapporte bien bien plus, dans une très grande majorité de cas (pas besoin de RSA).
  • Les études payent. Le salaire va vraiment de pair avec le diplôme. Un bac + 5 ne peut pas gagner le SMIC aux USA, à moins de s'être fait rouler ! En tous cas, les gens trouveraient ça scandaleux.
On en arrive au sujet tabou mais qui reste le nerf de la guerre : les salaires. Je ne vais pas y aller par quatre chemins, ayant appris récemment que deux directeurs d'école du South Jersey venaient d'entrer dans le "club des 200", comprendre que leur salaire a franchi la barre des 200 000 dollars annuels. Oui, vous avez bien lu, des directeurs d'écoles primaires publiques peuvent gagner plus de 200 000 dollars bruts annuels aux USA. Qui, dans notre Education Nationale, peut en dire autant ?

Un critère important pèse dans la balance : la quasi absence de contrat de travail. N'importe qui peut être viré n'importe quand et sans motif préalable. C'est à double tranchant : un bon employé peut quitter l'entreprise du jour au lendemain sans avoir à rendre de comptes. Comment le retenir ? En lui offrant un gros salaire, tout simplement.

Et les impôts dans tout ça ?

Et bien, c'est similaire à notre sytème Français. Ou pas... Si je prend mon exemple personnel, 25 à 30% de mon salaire sont prélevés chaque mois en impôts divers. Mais c'est là le cas précis du New Jersey et il est possible que certains états soient meilleurs ou moins bons... Le point positif, c'est que cela inclue l'impôt sur le revenu. Pas besoin d'économiser un mois de salaire pour le redonner à l'état en Septembre. Les points négatifs, c'est que cela n'inclue pas la retraite ni la sécurité sociale. A vous de vous débrouiller !

Certaines sociétés, comme la mienne, proposent néanmoins une sorte d'assurance maladie (de 150 à 300 dollars par mois) qui permettent a priori d'avoir la même efficacité que le système Français (pas encore testé !). Il en est de même pour la retraite, vous pouvez faire des placements en actions et gagner (ou perdre) beaucoup. L'avantage est que chacun gère comme il le veut. L'inconvénient est que la plupart des Américains y pensent bien trop tard, ce qui explique qu'il n'est pas rare, bien au contraire, de voir travailler des personnes qui ont plus de 70 ans !

Ciel, mes vacances

Bon d'accord, je n'ai que 17 jours de vacances par an, ce qui est apparemment la norme Américaine lorsque l'on débute dans la vie professionnelle ( je suis un jeune diplômé de 2006). En plus, il y a moins de jours de congés et ils sont super mal répartis (2 pour Thanksgiving, 2 pour Noël, le jour de l'an, puis 3 autres dans l'année et c'est tout !). Et puis la norme est de 40 heures de travail par semaine, pas 35. Mais ce n'est pas vraiment un problème, car je n'ai pas l'impression que travailler aux USA soit "stressant" ou "exigeant" au point d'avoir davantage de congés.

Des exemples au tractopelle :
  • Il m'est arrivé d'attendre 10 minutes au garage avant que des mécanos touchent à ma voiture. Ils étaient 3 ou 4 à jouer avec leurs téléphones portables dans un coin, ce qui aurait probablement duré si ils ne m'avaient pas vu en train de les surveiller depuis la salle d'attente !
  • Lors de notre visite au bureau de la sécurité sociale, et après avoir patienté 45 minutes, notre agent de relocation s'impose à un guichet pour demander quelle était la raison qui faisait que toutes les personnes arrivées après nous étaient déjà reparties. Le monsieur au guichet avait juste oublié notre dossier...
  • Après avoir commandé un filtre à air pour mon auto sur Internet, et reçu un filtre de transmission, j'en ai demandé l'échange et ai fait le retour en magasin. Ceci m'a valu non seulement de recevoir la bonne pièce mais en plus d'être remboursé du prix d'achat... Deux erreurs sur une seule et même commande. Pas mal !
  • Juste après avoir fait une vidange du liquide de refroidissement de mon auto, le voyant dudit liquide s'allume au démarrage ! Je retourne au garage furax : ils avaient mis juste le niveau de liquide pour atteindre le minimum du réservoir. Même pas besoin de s'énerver, sans vérifier mes dires le mécano ouvre le capot et me fait le plein de liquide de refroidissement gratis. Thanks !
Peut être que nous avons vraiment la poisse, n'empêche que j'ai toujours peur d'aller chez le coiffeur et de laisser mon auto au garagiste... Le résultat n'est jamais vraiment garanti. Au point que j'ai décidé de faire la plupart des choses moi même désormais...

Conclusion

La définition du rêve Américain (selon Wikipédia) est l'idée selon laquelle n'importe quelle personne vivant aux États-Unis peut, par son travail, son courage et sa détermination, devenir prospère.

Je n'ai jamais eu ce sentiment là en France, à tort, peut être. Un collègue lui aussi expatrié m'a fait part de l'expérience de ses camarades de promotion aux USA, tous devenus ingénieurs. Les plus rusés gagnent 120 000 dollars bruts par an, avec pas mal de contraintes certes (survivre à New York City le jour, en habiter loin la nuit), mais ils y arrivent. Tout est question de volonté et de détermination.

En tous cas, il n'est pas étonnant d'assister à la fuite des jeunes diplômés Français vers l'étranger en général, les USA en particulier... Même si les salaires ici sont tellement démesurés que cela en deviendrait presque écœurant, je pense qu'il y a un juste milieu que l'Europe pourrait essayer de trouver...

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Vendredi, nous sommes allés voir jouer les Phillies de Philadelphie contre les Los Angeles Angels of Anaheim. Les Phillies ont perdu 7 à 1, ce qui n'arrive pas souvent. Il faut donc croire que nous leur avons porté la poisse.

Nous avons fait le trajet vers le stade en train depuis le New Jersey puis métro dans Philadelphie, lequel était déjà rempli de fans. L'occasion de faire une petite promenade et de prendre quelques photos du centre ville de nuit lors du retour.

L'ambiance était sympa mais très très différente de ce que l'on peut connaître en Europe, au foot par exemple. Disons qu'aux USA le public est simple spectateur et n'encourage pas vraiment l'équipe, il faut dire qu'il n'est pas simple d'encourager son équipe la bouche pleine ! En effet, les gens ne cessent de boire et de manger tout au long du match. Non seulement c'est gênant parce que les gens se lèvent et bougent tout le temps, mais à force c'est tout simplement écœurant de voir à quel point ils sont victimes de leur société de consommation... Le plus étonnant, c'est l'impression qu'ils ne se soucient même pas du match qui se déroule sous leurs yeux !

From Phillies
A table ! Ou même debout, pourvu que ça consomme...

Bref, revenons au match, que nous avons suivi avec intérêt. Tout d'abord, le stade. Le Citizens Bank Park est une belle enceinte de 43 600 places tournée vers les gratte ciels du centre ville. Ce soir là, l'écran géant annoncera plus de 45 000 spectateurs, soit plus que la capacité du stade, ce qui n'est finalement pas surprenant vu le nombre de personnes "campant" aux différents coins buvette.

Avant le coup d'envoi, l'hymne national a été chanté a cappella et avec brio par un jeune garçon tandis que ses compatriotes, debout, faisaient face au drapeau Américain (même ceux aux buvettes l'ont fait, on les a vu !). Un bel exemple de patriotisme. A quand la Marseillaise avant toutes les rencontres sportives en France ?

Ensuite, la mascotte des Phillies a fait des siennes et les joueurs sont entrés sur le terrain (vidéo ci-dessous, 1 min.) :



Malheureusement, le suspense n'a pas duré car les Angels ont marqué très rapidement et les Phillies n'ont jamais vraiment été en mesure de les inquiéter. Du coup, nous avons profité du fait que le public quittait la stade en masse dès le 7eme inning (sur 9) pour se promener dans les différentes travées. La vue sur l'aire de jeu est impeccable depuis n'importe quel endroit du stade.

From Phillies - Ba...
La vue depuis nos places, au tout dernier rang du tout dernier étage !


La mascotte des Phillies est déjantée et permet de distraire le public quand le spectacle n'est pas assuré sur le terrain (vidéo ci-dessous, 1 min.) :



Après le match, nous avons GALERE comme jamais pour rentrer à la maison. En effet, les cartes de paiement n'étaient acceptées nulle part pour acheter un ticket de métro. Il a fallu retourner au stade, dans le bar "bondé" pris en photo ci-dessus, pour trouver un distributeur de billets. Ensuite, nous nous sommes faits jeter à plusieurs guichets parce que j'avais des "trop gros billets" (20 dollars...). Finalement je me suis retrouvé avec une bonne douzaine de billets de 1 dollar et deux jetons de métro. Durée de l'opération : 1 heure. Vive le 21eme siècle version USA. Du coup, nous sommes rentrés à la maison à 1 heure du matin... Super.

Ceci dit, l'expérience était divertissante. Moins spectaculaire que ce que l'on aurait imaginé. Cela ne remplace pas les matchs de Ligue 1 dans notre cœur mais bon... C'est enrichissant de voir des choses différentes.

Toutes nos photos de la soirée sont par ici :

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La solution du "Believe me or not" précédent etait : FAUX. En effet et malheureusement, aucune loi n'existe contre ces caddies sauvages sur les parkings. C'est donc malgre tout bel et bien l'anarchie, car il y a reellement des caddies abandonnes partout !


Passons au "Believe me or not" suivant :

"Le Vendredi, aux USA, c'est Friday wear. Cette coutume consiste a etre libre de s'habiller comme on le desire pour aller travailler. Chemises, costumes, cravates, laissent la place aux tee shirts, jeans, baskets, casquettes voire meme... les fameux survetements de velours "pyjama like". Les deux Vendredis precedents furent l'occasion pour moi de porter le maillot des Bleus, mais j'avoue que ce vendredi-ci, je ne l'ai pas remis !"

Vrai, faux, it's up to you !

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Vendredi, c'est Phillies !

20:15 mercredi 18 juin 2008

Vendredi soir, nous allons voir notre premier match de baseball :


PHILADELPHIA PHILLIES VS LOS ANGELES ANGELS


Les Phillies sont leaders et champions en titre de la division Est de la Ligue Nationale tandis que les Angels sont leaders de la division Ouest de la Ligue Américaine. Si vous me suivez bien, vous avez remarqué que les 2 équipes jouent dans des divisions différentes : C'est une des nombreuses particularités du sport aux USA.

La MLB se décompose en 2 ligues composées chacunes de 3 divisions. On pourrait y voir une logique géographique au vu de la taille du pays mais il n'en est rien puisque comme le montre ce match, les équipes jouent des matchs inter divisions qui comptent malgré tout pour le classement de leurs divisions respectives...

Ce n'est pas la seule bizarrerie de l'affaire : Le match auquel nous allons assister est le premier d'une série de trois oppositions entre les deux équipes, Vendredi, Samedi et Dimanche. Les équipes jouent quasiment tous les jours et toujours trois fois consécutives contre le même adversaire. 3 matchs, 3 fois plus d'entrées au stade, 3 fois plus de revenus TV et publicitaires. Pas de doute, nous sommes bien aux USA !

Comment font les joueurs pour tenir le rythme ? Premièrement, le rythme n'est pas extrêmement soutenu, en effet la plupart des joueurs vont faire tout au plus une dizaine de sprints durant les 3 heures de jeu. Les lanceurs sont les plus sollicités et ne peuvent pas enchaîner plus de 3 matchs consécutifs. Ceci implique un turn over important et donc un effectif conséquent, 40 à 50 joueurs par équipe.

Nos entrées pour le match avec un petit courrier de bienvenue

Pour le reste, j'étudie le baseball depuis quelques temps déjà (facile, les matchs des Phillies sont tous les soirs à la télé !) et c'est un sport intéressant, tactiquement parlant tout du moins. Pour le moment, je n'ai jamais regardé un match en entier car cela dure vraiment longtemps. Ceci explique probablement le nombre incroyable de concessions à l'intérieur du stade : Il faut pouvoir casser la croûte sur place !

Le prix des places est relativement raisonnable (de 17 à 60 dollars pour ce match) sauf si on prend en compte que le vrai fan va devoir payer ce prix quasiment tous les jours... Il n'y a pas de doute, le baseball est un sport qui rapporte. D'ailleurs, pour ne pas que les deux sports majeurs que sont le baseball et le foot US se disputent le haut de l'affiche, la saison de baseball commence lorsque le foot US s'arrête et vice versa. Les joueurs jouent donc tous les jours puis passent plusieurs mois sans toucher une balle... La logique économique n'a pas de prix !

Vue du Citizens Bank Park de Philadelphie

Nous nous attendons à une expérience intéressante et plutôt fun. Le match sera précédé de concerts, il est courant en effet que les clubs organisent des événements afin que le public ne se lasse pas de ces déplacements si fréquents au stade.

Nous espérons assister à au moins un home run des Phillies (lorsque le batteur envoie la balle au delà des limites du champ de jeu, voire même du stade...) histoire de faire sonner la Liberty Bell !

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Wissahickon Park

21:18 lundi 16 juin 2008

Pas d'article depuis Jeudi, il est temps de faire quelque chose. En fait, nous avons eu une idée de destination pour début Juillet, que l'on a commencé à creuser, ce qui prend du temps. Dimanche, nous avons fait une belle promenade au Wissahickon Valley Park à Philadelphie, bien inspirés il est vrai par l'escapade proposée par Stéphanie une semaine auparavant alors qu'il faisait très chaud.

C'est avec des températures plus clémentes, comprendre 32-33° C, et armés de nos vélos (voir ci-dessous l'exploit technologique qui consiste à faire tenir deux VTTs dans un coupé 3 portes) que nous avons arpenté le mal nommé "Forbidden drive" sur toute sa longueur, pour un total de 25 kilomètres de VTT en bord de rivière.

From Wissahickon Park

Au final, pas mal de chipmunks, un chef Indien, un pont couvert et un système révolutionnaire d'objets trouvés (ci-dessous et dans l'ordre pré-cité).

From Wissahickon Park

From Wissahickon Park

From Wissahickon Park

From Wissahickon Park

La statue de l'Indien représente un chef Lenape situé sur un rocher où se tenaient des conseils de tribu. Les chipmunks sont des espèces de petits écureuils dont je n'ai pas réussi à trouver de traduction en Français.

Le pont couvert n'est pas très joli mais c'est le seul de Philadelphie, il méritait donc d'être photographié. Point important en effet, le parc est bien situé en ville et pourtant à aucun moment on ne parierait un penny que l'on se trouve en plein Philadelphie, puisque le dénivelé, la taille du parc et la densité d'arbres font que l'on ne voit aucun bâtiment de la ville, ce qui assez déconcertant mais qui rend le lieu bien plus agréable.

Pour finir, le lost key board (panneau des objets trouvés) montre une facette positive des USA, le panneau étant dehors, sans aucune surveillance et reposant sur la bonne volonté de chacun. On en oublierait presque que quelques minutes auparavant, lors de notre pause "glace - coca" au Valley Green Inn, un panneau présentait un avis de recherche d'un violeur/tueur à vélo se promenant dans les parcs de Philadelphie depuis 2003...

Toutes les photos de la journée :


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Cette semaine, la solution du "Believe me or not" précédent vous est présentée par le Shériff de Ste Lucie County et en vidéo s'il vous plaît (1 minute, cliquer ici pour voir). C'est en Anglais mais le Shériff est très facile à comprendre et puis en fait les images parlent d'elles mêmes... La réponse était donc VRAI y compris pour la possibilité d'aller en prison pour ça !

Passons au "Believe me or not suivant" :

"Dans le New Jersey, il y a quelques mois de cela, les parkings de supermarchés étaient une véritable anarchie : Les gens laissaient traîner leur caddies partout et je ne compte pas le nombre de fois où, voyant une place libre, j'essaie de me stationner et en fait un ou deux caddies vides bloquent la place.... Pire encore, les fois ou les caddies abandonnés viennent percuter la voiture pendant votre absence. Heureusement, le gouvernement a voté une loi interdisant ce genre de pratique, créant une controverse car certains emplois créés spécifiquement pour ranger les caddies abandonnés étaient menacés. Tout est bien qui finit bien : les employés visés sont maintenant chargés de faire la prévention et/ou de sanctionner les récidivistes de "l'abandon de caddie sauvage". On peut enfin se garer sans craindre pour son véhicule."

Vrai, faux ? Good luck !

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La peur du gendarme

19:04 mardi 10 juin 2008

Il y a quelques articles de cela, je vous avais promis de consacrer un article à une petite bêtise faîte lors du départ pour les Chutes du Niagara. Chose promise, chose due !

Une voiture de la police de Mount Laurel

N'attendons pas plus longtemps. Lors du départ de Buffalo pour Niagara Falls, nous roulions sur une highway peu fréquentée, limitée à 55 mph (89 km/h) ce qui est un peu faible pour une 2 X 3 voies, mais bref. Alors que nous doublions une voiture, nous nous retrouvons face à face, ou presque, avec une voiture de police. En effet, aux USA la plupart du temps la police se met au milieu de l'autoroute (sur l'herbe entre les deux sens de circulation, pas au milieu de la circulation , hein) et faisant face à la circulation. Le policier reste au volant, le radar à côté de lui.

Nous avons donc l'occasion de bien apprécier la vue sur le policier et son petit radar, un rapide coup d'œil à notre compteur de vitesse indique 70 mph (113 km/h), soit 15 mph au delà de la limitation... Et là, c'est le drame. Un coup d'œil dans le rétro, deux coups d'œil dans le rétro... No way, il ne peut pas nous avoir loupé, il va démarrer et nous prendre en chasse, c'est le protocole. Point de sarkobox aux USA, une photo c'est nul, ici le fun prévaut, rien ne remplace une course poursuite, non?

Remarquez, ça tombe bien, j'avais lu cet article intéressant quelques jours avant de partir, donnant les bons conseils à suivre dans ce genre de situation. Je sais donc que je vais devoir ralentir tranquillement, m'arrêter sur le bas côté, garder les mains sur le volant, fenêtre ouverte, ne bouger que lorsque le policier se sera arrêté quelques mètres derrières, sera descendu de son véhicule, tendu et suspicieux, et aura approché pour poser les questions d'usage. Surtout, ne pas bouger. Fouiller dans la boîte à gants peut être interprété comme "il cherche son arme, attention" ou bien "il cache quelque chose. Vol? Drogue?". Ne parler que pour répondre aux questions, ne rien contester.

Troisième coup d'œil dans le rétro. Quatrième. Cinquième... La voiture de police reste plantée. Trente secondes plus tard, nouvelle vérif : Personne ne nous a pris en chasse. On serait presque déçu... C'était l'occasion ou jamais. Pas de conséquences donc. J'avais du mal à croire mes collègues qui me disaient "10-15 miles au dessus de la limite, ça passe sans problème" et bien il faut croire qu'ils ont raison. Il faut dire que quitte à prendre en chasse quelqu'un, autant pêcher du gros. 15 mph au dessus de la limite, ce n'est que 24 kms/h, après tout... Donc pas d'arrestation pour nous. Ouf !

Pour revenir à l'article cité précédemment, il est expliqué que bien souvent la police a davantage peur de la personne arrêtée que l'inverse. En effet, les assassinats d'officiers de police dans cette situation particulière ont augmenté de 16% en 2006 ce qui explique leurs craintes. Ajoutez à cela le fait que pas mal de personnes trimbalent leur arme à feu dans leur boîte à gants, regardent un peu trop la télé, et vous comprendrez qu'être policier, aux USA, ce ne doit pas être si drôle que ça. Heureusement que l'idée des radars automatiques n'a pas encore été exportée de ce côté ci de l'Atlantique...

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Chaud, chaud... chaud !!!

18:23 lundi 9 juin 2008

Après avoir eu affaire à deux alertes aux tornades, nous subissons désormais une grosse vague de chaleur, dont le maximum devrait être atteint demain avec 104 degrés Fahrenheit en température ressentie (40° C).


La conséquence : Un week end passé "au frais" à la maison où la clim bat son plein... Samedi, j'ai emmené la voiture au garage pour sa vidange, le retour à la maison en vélo aura été "chaud", pas évident de trouver son souffle lorsque l'air est difficilement respirable ! Dimanche, nous avons profité de la fraîcheur du soir (32° C) pour tondre la pelouse aux environs de... 20 heures. La pluie ou même la nuit n'y font rien, c'est même plutôt pire lorsque le niveau d'humidité augmente, disons que l'on comprend un peu mieux ce à quoi doit ressembler un climat tropical...

C'est bien simple : Avec la clim de la maison réglée à 80 degrés Fahrenheit (26.6° C), on a l'impression de rentrer dans un frigo lorsque l'on vient de l'extérieur. En espérant que cela ne dure pas tout l'été...

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Voici les dernières vidéos de notre escapade au Canada. Pour mémoire, les photos sont par ici : Toronto, Skaneateles, Buffalo, Chutes du Niagara, et un powerpoint des Chutes du Niagara en plein écran.

Pour ces deux nouvelles (assez courtes) vidéos, nous avons inauguré la nouvelle fonctionnalité de YouTube qui permet de mettre des petits commentaires à tout bout de champ. Il semble qu'il est necessaire de cliquer sur la video et la visionner sur YouTube pour beneficier des commetnaires (et du mode plein ecran !)



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La solution du 2eme Believe me or not est: VRAI. Pas de CNIL aux USA, n'importe qui peut acheter des infos vous concernant, et tout le monde trouve ça parfaitement normal. Adeline et moi même sommes déjà référencés par certains de ces sites Web qui savent tout... Quelques exemples: US Search, Intelius. C'est très rigolo de faire peur à un collègue en lui donnant le prénom de sa femme, de ses enfants et toutes ses différentes adresses aux USA. C'est le genre d'infos que certains sites donnent gratuitement pour attirer le client !

Voici donc la 3eme afiirmation, à vous de deviner, vrai ou faux ?

"Aux USA, on ne plaisante pas avec les bus scolaires. Dans le New Jersey, lorsqu'un bus s'arrête devant une maison pour faire son ramassage, des lumières rouges clignotantes s'allument, un petit panneau STOP se déploie sur le côté, la circulation dans les deux sens doit s'arrêter et laisser au moins 25 pieds devant et derrière le bus.


Interdiction de doubler ou de bouger son véhicule tant que les lumières clignotent. Enfreindre cette loi peut mener directement à la prison, c'est une des pires infractions au code de la route que l'on puisse faire aux US."

Good luck !

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Tornades : On remet ca...

19:19 mercredi 4 juin 2008

Non, ceci n'est pas un autre "believe me or not", ni une allusion a la nomination de Barack Obama comme candidat democrate a la presidentielle.

Simplement, pour la deuxieme fois en quatre jours, Philadelphie et le South Jersey sont dans la zone de vigilance vis a vis de la formation de tornades. Cette fois, on a ete avertis par e-mail, ce qui nous a permis de valider notre petit dispositif de securite. Ce n'est pas ce que ca commencerait a faire peur, mais si cela dure tout l'ete, on va finir par ne plus y croire, ou bien... a vraiment avoir une tornade. Affaire a suivre...

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Voici (enfin) le dernier article concernant notre week-end de 4 jours aux Chutes du Niagara puis à Toronto. Dimanche matin, soit le troisième jour de notre périple, après avoir fait un petit tour devant les chutes, nous avons pris une petite route touristique qui suit la rivière Niagara jusqu'à son embouchure dans le lac Ontario, au niveau de Niagara on the Lake.

Nous nous arrêtons à Souvenir city, jolie boutique de souvenirs où nous prenons quelques photos avec la déco locale. Nous passons par le bassin whirlpool et son téléphérique, puis arrivons enfin au bord du lac Ontario (photo ci dessous).

From Niagara Falls
Premières impressions du Canada : C'est amusant de se retrouver avec des limitations de vitesses en kilomètres par heure, même si ça fait un peu mal de devoir rouler à 40 ou 60 kilomètres heure sur des routes "départementales"... Sinon, c'est tout de même très similaire aux USA, tout du moins cette région frontalière, les maisons et les grosses voitures sont les mêmes. Une très grosse différence tout de même : Il y a vraiment beaucoup de gens à vélo !!! Y compris à Toronto nous avons vu des petites familles garer leur monospaces et descendre 4-5 vélos pour se promener tranquillement en famille. Bravo le Canada !

Toronto

Nous prenons donc la route de Toronto, 1h30 d'itinéraire et pas grand chose à voir. Juste quelques vignes à Niagara on the Lake, puis plus rien jusqu'à Toronto, où la silhouette de l'incroyable CN Tower nous accueille loin au dessus de tous les gratte ciels du centre ville. Elle culmine à 553 mètres d'altitude et est tout simplement la plus haute tour d'Amérique du nord.

From Toronto, Canada

La ville de Toronto est immense, c'est la plus grande du Canada (2 500 000 habitants soit autant que la ville de Paris) et sa superficie est tout simplement hallucinante : 630 km², soit à peu près 6 fois la ville de Paris ! Cela s'explique par le fait qu'hormis le centre ville, on retrouve le pattern très Américain de bâtiments à seulement 1 ou deux étages. Il faut donc davantage de place pour loger tout ce petit monde. Toronto est la capitale de la province de l'Ontario, qui est la plus grande province du Canada, dont la superficie est quasiment égale à 1,5 fois celle de la France. La langue parlée en Ontario et donc à Toronto est l'Anglais, malgré tout la plupart des panneaux de circulation apparaissent en doublon, Anglais puis Français (parfois approximatif, d'ailleurs !)

Au centre ville, nous parcourons les quais qui font face à une grande île principalement destinée aux loisirs. L'île comporte une grande plage mais également un aéroport. Des ferrys jouant de la musique cadencée font l'aller retour entre l'île et la ville, renforçant ainsi l'ambiance de vacances.

Après un bon petit repas à côté du Rogers centre, le stade de baseball de la ville, nous achetons nos tickets pour la CN Tower. On nous annonce 1h45 d'attente... Heureusement, après "seulement" 45 minutes d'attente debout, nous avons le droit à notre ascension express en ascenseur, à la vitesse de 11 pieds (3,35 mètres) par seconde.

Les gratte ciels semblent bien petits depuis là haut, on arrive même à voir la rive Américaine du Lac Ontario située pourtant à plus de 100 kilomètres... La tour propose un skywalk, c'est à dire la possibilité de marcher sur des plaques transparentes pour se donner un bon coup de vertige, ou encore même de se promener à l'extérieur autour du pied, où le vent décoiffe mais les grilles de protection gâchent un peu la vue. Il y a également un restaurant panoramique à l'étage, puis un autre ascenseur permettant de monter encore plus haut, au niveau du skypod (traduit en nacelle par nos amis Canadiens), qui à 447 mètres de haut est la plus haute plate forme d'observation construite par l'homme à ce jour.

From Toronto, Canada

La vue depuis le skypod fait tout simplement peur : Quand on voit que même l'étage principal avec le restaurant est loin en dessous, et qu'il n'y a plus qu'un seul ascenseur pour monter si haut dans la flèche de la tour, et bien ce n'est pas super rassurant.

From Toronto, Canada

Après cette expérience en altitude, nous retrouvons notre petit véhicule et réalisons que l'hôtel est à plus de 20 kilomètres d'où nous nous trouvons... 20 kms dans les rues de Toronto, c'est long ! Cela nous permet d'en voir un peu plus avant d'apprécier de pouvoir se détendre à l'hôtel. Lundi, une journée de route nous attend pour rentrer à la maison !

Le matin, nous passons une dernière fois par les chutes pour prendre à nouveau quelques photos, puis passons l'épreuve de force de retourner aux USA. Longue file d'attente, et interrogatoire en règle à la douane : Où êtes vous nés ? Où êtes vous allés au Canada ? Qu'est ce que vous êtes allé faire là bas ? Où avez vous dormi ? Quelle est l'adresse de l'hôtel ? Qu'est ce que vous faîtes aux Etats Unis ? Où habitez vous ? Avez vous acheté de l'alcool au Canada ? Avez vous acheté autre chose ? You're all set !

Pfiouuuuu... A quoi bon nous donner des visas si c'est pour être aussi ****** lorsque l'on veut rentrer au pays. Heureusement que notre auto est immatriculée dans le New Jersey, que nous avons donné nos permis de conduire du New Jersey avec nos passeports, parce qu'autrement, qu'est ce que ça aurait été ! On avait prévu le coup : Feuilles de paye et factures du logement fin prêtes mais finalement nous n'aurons pas eu à nous en servir pour prouver qu'ils devaient nous laisser revenir.

La route du retour sera ensuite bien agréable, nous avons assisté à notre première poursuite "moto contre auto de police", et bien la moto a gagné facilement en slalomant entres les voitures sur l'autoroute. Des bouchons dûs aux retours de week-end de Memorial Day nous ont obligé à improviser un itinéraire champêtre en Pennsylvanie, très agréable, avant d'arriver sur Philadelphia by night, nous rappelant ainsi notre toute première épopée sur le sol US...

Mais le sentiment d'avancer dans l'inconnu à cette fois laissé la place au plaisir de rentrer à la maison, comme quoi on se fait très vite à une nouvelle vie...

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Voici notre video des chutes du Niagara. La selection des sequences fut difficile tant nous avions filme. D'autres videos viendront prochainement pour completer celle-ci.

Nous avons egalement realise un petit diaporama Powerpoint avec les 17 meilleures photos prises au cours de cette merveilleuse journee. Cliquez ICI pour le telecharger (environ 11 Mo pour que vous puissiez beneficier des photos en plein ecran).

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